Contexte du court métrage
Entre deux eaux est un court métrage qui raconte l’histoire d’Isalys, une jeune femme en quête de rédemption après un drame familial. Tout au long du film, nous suivons sa lutte contre le souvenir d’un événement tragique : la perte de son frère, qu’elle n’a pas réussi à sauver de la noyade.

Le récit oscille entre tension, espoir et culpabilité, jusqu’à un final qui scelle le destin des personnages et laisse une empreinte émotionnelle forte . C’est dans ce contexte que le dernier plan trouve toute sa signification.
Le plan final : un choix narratif fort
La scène en détail

La scène se déroule sur une plage. Isalys est allongée, épuisée après un ultime effort pour sauver son frère. Elle se redresse lentement, et c’est alors que la vérité se révèle : à ses côtés, le corps sans vie de son frère, qu’elle n’a pas réussi à ramener. Le plan est fixe, silencieux, suspendu dans le temps. Le mouvement des personnages devient l’élément déclencheur de la révélation, sans effet superflu, sans dialogue.

Pourquoi ce choix visuel
Plutôt que de montrer frontalement la mort dès le début de la scène, l’idée était de laisser la révélation émerger du mouvement, de faire en sorte que ce soit Isalys elle-même qui dévoile la tragédie.
Ce choix accentue l’échec ressenti par le personnage : c’est en cherchant à sauver qu’elle dévoile qu’elle n’y est pas parvenue, créant une intensité dramatique bien plus marquante.
Signification et impact émotionnel du plan
La révélation comme une gifle visuelle
Ce plan a été pensé pour imprimer une émotion forte, un mélange de tristesse et d’impuissance. Le spectateur comprend tout en un instant, sans mot, simplement par la mise en scène et le rythme du mouvement.

Le pouvoir du non-dit
En choisissant de ne pas montrer l’échec de façon explicite mais de le laisser apparaître naturellement, le film donne au spectateur le temps d’espérer, puis de ressentir toute la brutalité de la révélation.
C’est cette construction visuelle, à la fois simple et profonde, qui rend le plan final si marquant et mémorable. Il devient l’empreinte émotionnelle du film, celle qui continue de résonner longtemps après la dernière image.